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de Abelardo Estornino d'après le roman de C. Villaverde: "Cecilia Valdés" Parece Blanca est inspiré du roman
cubain Cecilia Valdés, de Cirilo Villaverde. Le lyrisme dramatique,
nu et tragique d'Estorino, met en valeur la sensualité et la vitalité
de l'imaginaire cubain. 1835: le peuple cubain revendique déjà
sa singularité, cris identitaires étouffés par la
Couronne espagnole, qui, quelques années plus tard (1898), pleurera
la perte du dernier bastion de l'Empire, l'île de Cuba. Entre Cecilia
(une métisse passionnée) et Leonardo (un arrogant Don Juan
"criollo") il y a plus qu'une simple histoire de désir. Ils sont
l'incarnation de deux mondes transits de haine et de fascination. Ils dénoncent
la réalité d'un peuple opprimé par l'esclavage, le
racisme et la vanité, les trois maux coloniaux. Cecilia, telle les
grandes héroïnes littéraires, se bat pour le sens universel
de la liberté et de la justice. Subissant l'égoïsme
impérissable des hommes, sa destinée tragique est le stigmate
de l'histoire de son peuple. Buero Vallejo affirmait que la tragédie
n'existe que lorsque les erreurs humaines se déguisent en fatalités
du destin...
Sous la mise en scène de A. Amo Sánchez: Fabien Blachon (Cándido I), Alexandra Bouchet (Chepilla), David Eustache (Pimienta), Mathilde Fabre (Cecilia II), Joël Foissotte (Leonardo II), Claudía Garcia (Charo), Myriam Jullia (Cecilia I), Jean-Henrique Lopes (Cándido II), Stéphania Manzo (Nemesia), Elise Martinat (Isabel), César Mendoza (Leonardo I), Mathilde Michel (Rosa I), Séverine Pouzet (Rosa II) |